Comme nombre d’entre vous, les bénévoles de l’équipe Neuropresse ont fait une pause dimanche dernier pour choyer leurs mamans à l’occasion de La Fête des Mères. Cet événement a inspiré nos auteur.e.s et les a incité.e.s à se regrouper pour rédiger collectivement le texte qui suit.  Bonne lecture !

 

Repéré sur https://diatribe.org/raising-kids-my-own-diabetes-challenge-ive-always-worked-toward

 

La tradition de célébrer les mères trouve son origine dans la Grèce antique. En effet, les Grecs organisaient alors chaque année une cérémonie dédiée aux mères des divinités  Rhéa et Cybèle. Cette cérémonie se tenait au printemps, la saison symbolisant la fertilité.

 

Mais c’est à la fin du Moyen-Âge que remonte l’origine de la Fête des Mères telle que nous la connaissons aujourd’hui. Les Anglais ont été les premiers à rendre hommage à leurs mères quand ils ont déclaré, au XVe siècle, que le quatrième dimanche du carême serait celui du Mothering Sunday. Quelques siècles plus tard, les Américains ont importé chez eux la tradition en décrétant que la Mother’s Day aurait lieu le deuxième dimanche du mois de mai. Ils ont choisi cette date pour commémorer la mort de la mère modèle d’Anna Jarvis, fervente combattante du sort des femmes et des familles lors de la guerre de Sécession. De nombreux autres pays ont emboîté le pas aux États-Unis et ont commencé à célébrer aussi la Fête des Mères à la même date. Qu’il suffise de mentionner le Canada, bien sûr, ainsi que l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud et l’Italie.

 

Dans certains de ces pays, notamment en Belgique, la Fête des Mères peut être célébrée à des dates différentes selon les régions. Dans la région d’Anvers, par exemple, elle sera célébrée le 15 août, en même temps que l’Assomption de la Vierge Marie. À l’instar de quelques pays d’Afrique du Nord, la France présente un cas particulier en célébrant les mères le dernier dimanche de mai. C’est le maréchal Pétain qui a choisi cette date quand, après la Première Guerre mondiale, il a voulu faire valoir le grand rôle de la mère au foyer et inciter les Français à la célébrer. Il voulait par la même occasion encourager ses concitoyennes et concitoyens à repeupler le pays, lui qui avait perdu beaucoup trop de ses enfants pendant la Grande Guerre.

 

Au Canada, la Fête des Mères a lieu, comme nous l’avons vu, le deuxième dimanche de mai. C’est une journée festive et merveilleuse qui remplit de joie le coeur des mamans. Aujourd’hui, la Fête des Mères est célébrée à peu près partout dans le monde et elle fournit une belle occasion d’exprimer à nos mamans notre gratitude et de reconnaître tout leur dévouement. Et combien elles méritent qu’on allège leur « charge mentale ».

 

À ce propos, on vient tout juste d’apprendre que l’expression « charge mentale » fera son entrée dans le Petit Larousse illustré 2020. Est-ce un hasard que la nouvelle ait été annoncée quelques jours à peine avant la Fête des Mères (dimanche, 12 mai 2019) ?  Qui sait ? Que cette expression plaise ou non, il semble bien qu’elle fera désormais partie intégrante de notre vocabulaire populaire, des deux côtés de l’Atlantique. L’expression vient d’un mot d’esprit inventé de toutes pièces par une bédéiste française appelée Emma, son nom d’artiste. Formée initialement en génie informatique, Emma a voulu illustrer de façon facile à comprendre les difficultés grandissantes auxquelles sont confrontées les mamans d’aujourd’hui. En effet, nombreuses sont les mères qui doivent composer avec leurs rôles de maman et de ménagère, et les responsabilités d’une carrière professionnelle. Et il faut avouer qu’il revient souvent à la femme, de façon tacite ou traditionnelle, de s’occuper des enfants, ainsi que de l’administration et de l’entretien de la maison.  

 

Depuis un certain temps déjà, on sait que la « charge mentale » des mères peut entraîner chez elles un risque accru d’épuisement maternel ou de « burn-out ». Le burn-out est un état d’épuisement résultant de l’accumulation de facteurs stressants, d’intensité modérée ou élevée, et d’une absence de mécanisme d’adaptation chez la personne qui en souffre. Selon la psychologue Christina Maslach, spécialisée dans l’épuisement et le stress au travail, la personne souffrant de burn-out peut ressentir de la fatigue émotionnelle, des sentiments de dépersonnalisation et une diminution du sentiment d’accomplissement. La science démontre que le burn-out ne s’applique plus qu’au domaine de la vie professionnelle.

 

De nos jours, sous la pression de leur environnement social, les mamans veulent être des  « mères parfaites » ; elles veulent concilier la vie familiale (incluant le soin et l’éducation des enfants) avec la vie professionnelle. Certaines études portant sur le burn-out maternel démontrent que les mères sont effectivement vulnérables à l’épuisement, peu importe l’âge des enfants. Plusieurs études s’accordent à reconnaître qu’il y a une corrélation entre le niveau de fatigue maternelle et le niveau de stress vécu par les parents, et la sévérité des symptômes dépressifs et anxieux ressentis par la mère elle-même.

 

Selon une étude sur le burn-out maternel, réalisée par le Centre d’Études et des Recherches en Psychopathologie et Psychologie de la Santé de l’Université de Toulouse, les caractéristiques sociales et démographiques n’ont aucune influence sur la vulnérabilité des femmes à l’épuisement. Les mères atteintes de surmenage ont des responsabilités familiales plus grandes, notamment parce que leurs enfants peuvent présenter un problème de santé ou parce qu’elles doivent prendre soin d’un autre membre de la famille, d’une personne âgée, par exemple. Ces femmes sont moins satisfaites de leur vie familiale et de la gestion de leurs vies personnelle et professionnelle. Elles présentent des symptômes dépressifs et d’anxiété plus importants, et elles sont plus nombreuses à avoir souffert de dépression post-partum ou d’un trouble psychiatrique.

 

Aujourd’hui, la Fête des Mères est célébrée presque partout dans le monde et elle fournit une belle occasion d’exprimer à nos mamans toute la reconnaissance qu’elles méritent. Dimanche dernier, jour de la Fête des Mères, nous avons demandé à des mamans ce que représente pour elles cette célébration et ce que l’évènement leur apporte de bien-être.

 

« À l’occasion de cette fête, je ressens beaucoup de fierté d’être une mère, en voyant mes enfants être devenus des personnes accomplies, autonomes, à l’écoute des autres et responsables. À voir ma famille unie, j’éprouve un sentiment d’accomplissement et j’en suis heureuse. »

 

« Sentiments de joie, de bonheur et de plénitude» : elles se sont dites heureuses de constater que leur rôle de mère va au-delà des tâches quotidiennes, que leurs enfants reconnaissent la bonne et importante influence qu’elles ont exercé dans leur vie. Elles ont ajouté qu’elles sont fières de l’éducation, des valeurs et des principes qu’elles ont réussi à inculquer à leurs enfants. Fières des personnes merveilleuses qu’ils deviennent ou sont devenus.

 

« La Fête des Mères nous fait voir combien nos enfants nous apprécient ! »

 

L'équipe Neuropresse souhaite à toutes les mamans de ressentir toute l’année la joie et la fierté que leur procure la Fête des Mères.

 

Références: 

https://www.20minutes.fr/societe/2277003-20180527-fete-meres-cinq-conseils-soulager-charge-mentale-eviter-burn-out-maternel

https://www.lejdd.fr/Societe/pour-la-fete-des-meres-soulageons-les-mamans-de-la-charge-mentale-3663830

http://www.momes.net/Fetes/Fete-des-meres/L-origine-de-la-fete-des-meres

https://emmaclit.com/2017/05/09/repartition-des-taches-hommes-femmes/

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1168598/nounoune-divulgacher-nouveaux-mots-dictionnaire-larousse

James A. Kuse, Mother's Day Ideals, Ideals Publications, 1979, p. 17.

N. Séjourné, R. Sanchez-Rodriguez, A. Leboullenger & S. Callahan (2018)

Maternal burn-out: an exploratory study, Journal of Reproductive and Infant Psychology, 36:3, 276-288, DOI: 10.1080/02646838.2018.1437896

 

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