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Le traitement de la santé mentale

D'hier à aujourd'hui...

Le traitement de la santé mentale

Au Ve siècle avant Jésus-Christ


Pythagore était d’avis que le cerveau était le centre des activités philosophiques et mathématiques, ainsi que de la folie.

C’est à cette époque que nous pensons notamment que les problèmes de santé sont causés par des déséquilibres entre les quatre humeurs: le sang, la bile jaune, la bile noire et la lymphe.


Les quatres humeurs

Fig.1: Les quatres humeurs


Au IVe siècle avant Jésus-Christ


C’est le début de la neurologie et des dissections de cadavres. On peut alors identifier différentes parties du cerveau.


Le cerveau selon Leonardo Davinci

Fig. 2: La physiologie du cerveau selon Leonardo da Vinci

IIe siècle


Les principaux traitements sont le fouet et la douche froide. On associe la folie à la sorcellerie, à la possession de l’âme par le diable et aux mauvais astres. Afin de régler ce problème, on a recours à l’exorcisme.




XVIIe siècle


Essor des asiles pour isoler les fous et les marginaux.


XVIIIe siècle


La camisole de force sert à immobiliser le patient. Il s’agit d’une camisole dont les manches s’attachent au niveau du dos. Elle a été inventée en 1790 par un tapissier français. Aujourd’hui, des règles très strictes entourent l’immobilisation du patient, notamment elle nécessite une attention par le personnel soignant aux 20 minutes.


La camisole de force

Fig. 3: La camisole de force


XIXe siècle


La technique du bain surprise consiste à plonger dans de l’eau très froide le patient. La théorie de cette technique se base sur le changement brusque de température qui devrait ramener le patient à la raison.

Le gyrator, inventé en 1800 par le médecin Benjamin Rush, est une planche sur laquelle est couché est patient qui est tourné.


En 1895, Sigmund Freud s’intéresse à l’hypnose et s’en suit le développement de la psychanalyse.


Le bain surprise

Fig. 4: Le bain surprise


XXe siècle


Des traitements au bromure de potassium, à la valériane, à l’opium et à la morphine ont toujours lieu.


Les moyens suivants sont utilisés pour traiter les crises: eau froide, compression des ovaires et flagellation.


La stérilisation contrainte sur les malades mentaux arrive avec les théories eugénistes en Amérique, en Europe et au Japon. La stérilisation est devenue illégale seulement en 1970 en Suède.



Les nazis, eux, exterminent les malades mentaux.


En 1935, la lobotomie, aussi nommée leucotomie, est mise au point par les neurologues portugais Egas Moniz et Almeida Lima. Il s’agit d’une chirurgie dont le but est de retirer une partie de la substance blanche d’un lobe du cerveau. Cette chirurgie était pratiquée sans anesthésie sur les prisonniers des camps de concentration par les médecins allemands nazis. Après la Deuxième Guerre mondiale, la lobotomie devint de plus en plus populaire.


En effet, cela est dû à l’invention du pic à glace du médecin Walter Freeman. Le pic à glace pénétrait dans le lobe orbitaire des patients avec parfois une anesthésie locale. Cette opération était souvent offerte avec des électrochocs. La lobotomie était utilisée pour traiter en particulier l’épilepsie, la schizophrénie, les maladies mentales et les maux de tête chroniques.




C’est vers 1950 qu’une remise en question de ce geste chirurgicale est apparue. Avec la venue des neuroleptiques, on opta davantage pour l’utilisation de ces médicaments.


En 1938 ont lieu les premiers traitements aux électrochocs par l’Italien Ugo Cerletti. Le but de ce traitement est de rendre inconscient un patient et lui faire arrêter les convulsions en lui envoyant des décharges électriques via des électrodes posées au niveau des tempes.


Électrochocs

Fig. 5: Les électrochocs


La cure de Sakel et la sismothérapie sont d’autres traitements qui étaient fréquemment utilisés.

La cure de Sakel consiste à causer un coma insulinique via une hypoglycémie. On espérait ainsi traiter la schizophrénie. La sismothérapie, quant à elle, est un traitement par électrochocs.


En 1949, le lithium est approuvé pour son efficacité dans le traitement des maladies mentales.

En 1950, la chlorpromazine est découverte. Il s’agit d’un médicament antipsychotique. C’est dans ce contexte qu’est apparue la psychopharmacologie. En 1957, l’imipramine, le premier antidépresseur, est découverte par le psychiatre suisse Roland Kuhn.

Dans les années 1960, pour traiter les psychoses, on utilise la méthode du packing. Il s’agit d’emballer les patients avec des linges froids. C’est aussi durant ces années que les psychothérapies et les soins par la parole se développent. D’autres professionnels de la santé comme les ergothérapeutes et les éducateurs spécialisés prennent part au traitement des patients.


Fig. 6: Le Dr. Roland Kuhn


En 1990, apparaît une loi pour le consentement à l’hospitalisation. Il existe l’hospitalisation à la demande d’un tiers et l’hospitalisation libre (à la demande du patient).


XXIe siècle


Les hôpitaux psychiatriques sont davantage sécurisés pour éviter, notamment, les fugues.


 


BIBLIOGRAPHIE

Association lavaloise de parents et amis pour le bien-être mental. (2007). Histoire de la santé mentale. Repéré à http://alpabem.qc.ca/histoire-de-la-sante-mentale/

Lapresse. (2010). Encyclopédie des traitements contre la folie d’hier à aujourd’hui. Repéré à http://www.lapresse.ca/vivre/urbania/201010/25/01-4335847-encyclopedie-des-traitements-contre-la-folie-dhier-a-aujourdhui.php

Wikipédia. (2018). Histoire de la psychiatrie. Repéré à https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_psychiatrie





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